Lorsque la 986 fut remplacée par la 987 en 2004, Porsche avait le marché pour elle seule, la concurrence ayant depuis longtemps abandonné la partie. La 987 s'inscrivait bien sûr dans la lignée de ses prédécesseurs, utilisant davantage de panneaux sur mesure plutôt que de partager ceux de la 911, comme l'avait fait la 986 Boxster. Après tout, Porsche pouvait désormais se le permettre.
Les Boxster 987 de base étaient équipées d'un six cylindres à plat de 2,7 litres, pouvant atteindre 2,9 litres, tandis que la version S disposait d'un moteur de 3,2 litres, pouvant lui aussi atteindre 3,4 litres et 310 ch, au cours de l'évolution de la 987, qui a également vu l'arrivée, pour les modèles de deuxième génération, des moteurs DFI (injection directe) et des boîtes de vitesses PDK.
L'arrivée d'une Spyder
Il y a également eu quelques Boxster en édition spéciale, notamment la RS60 Spyder, qui rendait hommage à la voiture de course des années 60 du même nom (dont nous avons vendu deux exemplaires récemment et dont un autre est en route), ainsi qu’une Boxster Spyder sur mesure bien plus radicale, plus fidèle au véritable concept de la Spyder, avec un allègement et des performances accrues.
Le poids ? Il était possible (en supprimant la climatisation, le PCM, etc.) de gagner 80 kg, ramenant le poids à vide de la Spyder à 1 275 kg, ce qui est en effet très léger à l’heure actuelle. Ce résultat a été obtenu grâce à des portes en aluminium léger, aux jantes de route 19 pouces les plus légères de Porsche, à des sièges baquets en carbone et, surtout, à une capote en tissu astucieuse et à un cadre en fibre de carbone, qui remplaçaient le toit électrique entièrement repliable. Parmi les autres détails notables, et en clin d’œil au passé de course de la Spyder, figuraient les deux bossages sur le capot arrière en aluminium, les bandes latérales Porsche au look sportif et une palette de couleurs comprenant le blanc Carrara, le blanc crème, l’argent platine, le rouge Guards, le bleu Aqua et le noir Basalt.
Autre chose ? Oui, un châssis sport abaissé de 20 mm avec des amortisseurs mécaniques fixes adaptés au poids réduit du Spyder (sans option PASM), un différentiel à glissement limité mécanique et 10 ch supplémentaires, portant le six-cylindres à plat de 3,4 litres à 320 ch et permettant au Boxster Spyder d'atteindre une vitesse maximale de 267 km/h et de passer de 0 à 100 km/h en 5,1 secondes.
La 987 Boxster Spyder a donc été un succès. La perte de poids est toujours un atout en matière de performances, de dynamique et de maniabilité, et la Boxster Spyder gagne sur ces trois plans pour offrir une expérience Boxster encore plus intense.
Nous l'apprécions vraiment ici chez PS et nous sommes ravis d'avoir ce modèle d'exception en stock. De couleur Carrara White, avec seulement 23 500 km au compteur, il a été livré au Centre Porsche de Sheffield en décembre 2011, ce qui en fait l'un des derniers Boxster Spyder 987.
Comme laissé entendre, très peu de Spyder ont été configurées de manière aussi spartiate au point de perdre les 80 kg, et celle-ci ne fait pas exception. Elle dispose donc d’une radio, etc., ainsi que de la climatisation. Pour la liste complète des options, voir ci-dessous, mais les éléments qui font de cette Spyder une voiture véritablement axée sur le conducteur sont une boîte de vitesses manuelle à six rapports (avec changement de vitesse court sport) et un différentiel à glissement limité, ainsi qu’un échappement sport pour un peu de bruit ! Et peut-être, pour garder le meilleur pour la fin, des sièges baquets entièrement rabattables en carbone, revêtus de cuir noir avec des inserts en Alcantara.
Comme vous pouvez l'imaginer, cet exemplaire au kilométrage très faible est pratiquement neuf dans son ensemble ; le carnet d'entretien est entièrement tamponné, avec une combinaison de visites chez le Centre Porsche et chez des spécialistes Porsche, y compris des changements de liquide de frein deux fois par an, et, comme on peut s'y attendre, il se présente également dans un état impeccable sous le châssis.
Sur la route
Tout ce qu'une voiture de sport devrait être. C'est-à-dire : petite, légère et suffisamment puissante pour être amusante et pleinement exploitable. Cela devrait être un mantra, mais malheureusement, trop de voitures de sport ont tout simplement perdu le nord à cet égard.
Une 987 Boxster manuelle de série, sous presque toutes ses formes, est un chef-d’œuvre de génie, qui frappe bien au-dessus de sa catégorie, si vous me permettez cette analogie pugilistique. Et c'est le poids qui est la clé de l'attrait de la Spyder, ou plutôt son absence. Cela peut sembler anodin, mais l'allègement de la carrosserie, associé à la réduction de la masse non suspendue grâce à des jantes plus légères, combiné au centre de gravité bas de la Boxster, ne fait que renforcer ses talents.
Assis bas et bien calé dans les fabuleux sièges baquets en carbone, on est vraiment au cœur de l’action de cette voiture à moteur central. Ajoutez à cela une direction très réactive, une boîte de vitesses à six rapports très fluide et un moteur plein de punch, et on comprend aisément pourquoi la 987 Spyder compte une base de fans très fidèle.
En résumé
La formule Spyder est intéressante : sur le papier, elle semble au premier abord n'apporter que quelques améliorations mécaniques et esthétiques par rapport à ses homologues de série. Cependant, comme pour les autres Porsche spéciales, lorsque l'on additionne toutes ces pièces uniques, la 987 Spyder s'impose comme l'une des voitures les plus agréables à conduire que la marque ait jamais produites.
Poursuivre la lecture