L'état de la voiture correspond parfaitement à son kilométrage. La peinture est en très bon état, tandis que l'intérieur bordeaux reste en excellent état, jusqu'à l'autoradio-cassette Blaupunkt Toronto d'origine. Ce sont ces détails qui comptent sur une voiture comme celle-ci, car l'authenticité constitue une grande partie de son charme.
Son historique est d’une simplicité rafraîchissante. Avec un kilométrage aussi faible, la voiture n’a pas nécessité le genre de restauration majeure ou d’interventions mécaniques de grande envergure dont ont désormais besoin de nombreuses Carrera 3.2 ayant un kilométrage plus élevé ou ayant été davantage sollicitées. L’entretien a été essentiellement de routine et effectué par des Centres Porsche officiels ainsi que par Autostrasse, un garage indépendant Porsche réputé.
On suppose parfois qu’un dossier de factures volumineux témoigne automatiquement d’un passé irréprochable. C’est souvent le cas. Mais pas toujours. À ce niveau de kilométrage et d’authenticité, l’absence de révisions du moteur, de repeints à nu et de factures de restauration majeures n’est pas un point faible. Bien au contraire. Il s’agit d’une voiture qui n’a tout simplement pas eu besoin de ce genre d’intervention.
C’est important, surtout aujourd’hui. Même la plus récente des Carrera 3.2 a bien plus de trois décennies, et beaucoup d’entre elles entrent désormais dans la phase de restauration. Les coûts de restauration des Porsche classiques ne pouvant que grimper, il devient de plus en plus difficile de trouver une voiture véritablement à faible kilométrage et très originale dans cet état.
Comme c’est souvent le cas avec les voitures à très faible kilométrage, cette 911 n’a été utilisée que très peu ces dernières années et a passé du temps en entreposage. C’est pourquoi elle a été entièrement remise en état ici, chez Paul Stephens, et est désormais prête à rouler et à faire le bonheur de son propriétaire.
Et c’est là l’essentiel. Il ne s’agit pas d’une pièce de musée dont le kilométrage est si faible que l’utiliser reviendrait à du vandalisme. Avec ses 28 000 miles au compteur, elle est certes exceptionnelle, mais pas au point que son prochain propriétaire ait peur de l’utiliser. Utilisée à bon escient, entretenue correctement et conservée dans l’état où elle se trouve aujourd’hui, elle a toutes les chances de rester une Carrera 3.2 remarquablement d’origine pendant de nombreuses années encore.
Sur la route
Sur la route, elle se comporte exactement comme une bonne 3.2 devrait le faire. On retrouve cette clarté caractéristique des 911 à refroidissement par air : des dimensions compactes, une excellente visibilité, une direction non assistée très communicative et un châssis qui dialogue avec la route plutôt que d’essayer de l’aplatir pour la dompter.
Le six-cylindres à plat de 3,2 litres est puissant et réactif, avec le genre de couple qui a fait de la Carrera 3.2 une évolution si utile et concrète par rapport à la SC. La boîte de vitesses de type 915 récompense un changement de vitesse mesuré et méthodique, et une fois que l’on s’est mis à son rythme, elle fait partie intégrante de l’expérience plutôt que d’être quelque chose à précipiter.
Conduire une 911 classique donne toujours l’impression de faire un petit bond en arrière dans le temps, mais dans une voiture affichant seulement 28 000 miles au compteur, cette sensation est encore plus forte. La vue par-dessus les ailes, les montants fins, le pare-brise vertical, le bruit provenant de l’arrière et l’absence de distractions modernes se combinent pour vous rappeler pourquoi ces voitures continuent d’avoir de l’importance.
En résumé
Pour beaucoup, la Carrera 3.2 est la 911 à moteur atmosphérique par excellence des années 1980, et cette Carrera 3.2 très séduisante, avec son faible kilométrage, son unique ancien propriétaire, sa couleur rare et sa très convoitée finition Sport, confirme pleinement ce point de vue.