Le principe de légèreté, avec un poids d’environ 1 000 kg, a été largement conservé, mais la nouvelle génération d’acheteurs souhaitait de plus en plus de confort de conduite, que ce soit pour les longs trajets sur le continent ou simplement pour se rendre à la prochaine journée sur circuit. Il était également clair qu’ils attendaient davantage en termes d’équipements, de développement du châssis, de puissance et de maniabilité. Avec notre Clubsport série II, cela s’est traduit par une augmentation de la cylindrée du six-cylindres à plat Carrera 3,2 à 3,4 litres et une puissance portant à plus de 250 bhp pour le modèle de série, tandis qu’une nouvelle option consistait à monter le moteur de la 993, d’une cylindrée de 3,6 ou 3,8 litres, avec des puissances allant de 295 BHP pour le 3,6 Varioram, jusqu’à 350 BHP avec le 3,8 à corps de papillon.
À l’extérieur, on retrouvait une interprétation modernisée de la 911 classique et légère, avec des détails stylistiques subtils mais significatifs intégrés pour améliorer les performances et l’esthétique. En y regardant de plus près, on remarque les prises d’air fonctionnelles destinées au refroidissement supplémentaire des freins et de l’huile, les rétroviseurs aérodynamiques de la 993 et, de manière plus radicale, un capot moteur redessiné avec deux grilles de la 993 Carrera S pour faciliter le refroidissement, ainsi qu’un aileron « ducktail » plus haut, associé à une ligne de toit lisse et sans joint et à une lèvre avant en polyuréthane pour le spoiler avant, à l’instar des GT modernes, afin d’améliorer la stabilité à grande vitesse.
Les jantes OUTLAW 001 (fruits d’une collaboration entre fifteen 52 et Magnus Walker) ont été choisies pour leur interprétation moderne et allégée du design traditionnel Fuchs, tandis que le châssis bénéficiait de bagues et d’une géométrie révisées, avec un amortissement réglable KW V3.
L’intérieur s’inscrit dans la même veine de légèreté et peut être personnalisé selon les spécifications individuelles du client.
Ce qui nous amène tout naturellement à cette voiture : notre première Clubsport Série II, équipée d’un moteur 3,6 Varioram, peinte en Graphite Blue, et qui a fait l’objet d’une couverture médiatique très positive lors de son achèvement en 2017.
Ouvrez le hayon, et vous ne pourrez pas manquer le collecteur d’admission caractéristique du six-cylindres à plat Varioram de 3,6 litres. Dépourvu du catalyseur et des ventilateurs/moteurs supplémentaires requis par la 993, il respire désormais grâce à un filtre à air sport et à un système d’échappement sur mesure, pour produire une puissance modeste de 295 BHP. Il est couplé à une boîte de vitesses G50 à cinq rapports avec différentiel à glissement limité Quaife, via un volant moteur RS léger et un embrayage.
Côté châssis, les jantes OUTLAW 001 sont chaussées de pneus Yokohama Advan très adhérents, et la voiture repose sur une suspension réglable KW Variant 3. Avec un poids de seulement 1 070 kg – soit un gain de 240 kg par rapport à une Carrera Sport 3,2 G50 « pleine charge » –, les freins de série sont largement à la hauteur.
L’habitacle s’inscrit dans la même logique d’allègement, sans pour autant être spartiate. Les vitres électriques ont été conservées, tandis que les panneaux de porte et la moquette allégés contribuent à limiter le poids. Les sièges arrière ont été retirés, tandis que les sièges avant sont des baquets profonds fixes, garnis d’inserts en pied-de-poule rehaussés d’une touche de rouge pour apporter une note de couleur.
Le dessus du tableau de bord est gainé de cuir et surpiqué de blanc. Un volant Momo à couronne profonde a été regarnis selon nos propres spécifications, avec un repère central rouge au lieu du jaune habituel. Le pommeau de levier de vitesses reproduit le
ancien modèle des années 70, mais avec le schéma de changement de vitesse G50 d’origine, tandis que les cadrans ont été inversés et dotés d’aiguilles blanches pour une meilleure lisibilité et un aspect sobre et épuré. Un système PCM Porsche Classic assure la connectivité moderne, tout en s’intégrant parfaitement à l’esthétique de l’habitacle.
SUR LA ROUTE
L’idée même des voitures Clubsport, qu’il s’agisse de la Série I ou de la Série II, était de remettre la conduite au premier plan. Il ne fait aucun doute que de nombreuses voitures modernes ont perdu un peu de cette réactivité.
Pour mettre son poids en perspective, avec seulement 1 070 kg, cette Clubsport est environ 200 kg plus légère qu’une 993 RS, tout en développant une puissance très similaire. Sur la route, cela se remarque immédiatement, mais la puissance ne s’exprime pas de manière brusque ou difficile à maîtriser. L’effet Varioram, combiné à la cylindrée plus importante de 3,6 litres dans une voiture légère, procure une poussée surprenante dès le départ, qui se poursuit par une plage intermédiaire puissante et une plage haute tournant à haut régime.
Mais plus que tout, c’est la façon dont se comporte une voiture véritablement légère qui fait la différence. L’agilité, les changements de direction, la vivacité et le freinage vous rappellent tous pourquoi le poids est si important. Cet exemplaire particulier est resté tel que nous l’avons laissé, avec un réglage souple adapté à la conduite sur route rapide plutôt qu’une configuration trop agressive.
Le propriétaire actuel possède également des McLaren et des Porsche GT modernes, mais il n’a cessé de s’émerveiller de la façon dont cette Clubsport a toujours su tenir la route face à des voitures de ce type sur les routes sinueuses, que ce soit au Royaume-Uni ou à l’étranger.
Elle n’est mise en vente aujourd’hui que par manque de temps pour l’utiliser comme prévu.
RÉSUMÉ
Les Clubsport comptent parmi nos modèles les plus populaires, chacune étant unique en son genre. Malheureusement, la construction d’une voiture comme celle-ci sur le marché actuel devient de plus en plus coûteuse, compte tenu de l’augmentation du prix des voitures donneuses, des pièces détachées et de la main-d’œuvre.
Voici donc une occasion unique d’acquérir la première Clubsport de la Série II, présentée dans de nombreuses publications et approuvée par Magnus Walker à l’époque, tout en offrant à son prochain propriétaire la possibilité d’y apporter sa touche personnelle, s’il le souhaite. En prime, le prix demandé inclut la TVA, qui peut donc être déduite lorsque cela est techniquement applicable.